Emma Bernard Coaching
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1/6 – Récit d’auto-coaching : Apprendre à poser mes Limites afin de puiser sans limite dans mes Valeurs … pour nourrir mes Besoins inassouvis …

auto-coaching

1ère Partie :

« Je veux devenir coach ! », voici ce que j’ai littéralement « crié » lorsque je me suis lancée pour la première fois dans l’exercice des « 6 Questions Identiques » d’Alain Cayrol : c’était lors du premier MasterClass de l’Institut à Paris, face à celle qui allait devenir ma coach de prédilection. Un cri de l’Intérieur, un désir venu du ventre, des larmes de joie invisibles qui me venaient du cœur…. Alain venait de nous parler de l’Ecoute Profonde et, immédiatement convaincue que l’essence du coaching résidait bien cette Posture là… j’étais tétanisée à l’idée de ne jamais y arriver. 

Gorgée d’empathie depuis toujours, hyper communicante et beaucoup « trop » affective dans mes actes comme dans mes pensées, j’ai compris en un instant que toutes ces « traits de caractère » qui me poussent très naturellement à vouloir « accompagner l’Autre » … pouvaient devenir mes pires ennemis pour atteindre à cette fameuse Posture… Celle qui demande de « se fondre » dans les paroles, les émotions et les gestes de l’Autre, d’atteindre à cette « position basse » si fine et si active, de se distancer dans la plus grande des concentrations et la seule véritable bienveillance qui soit… 

Déterminée corps et âme à atteindre cet objectif (devenir une coach de grande qualité), je décide de m’astreindre immédiatement, de manière quotidienne et disciplinée, à la pratique incessante de ce fameux exercice du « cadrage dans le quasi-silence » : écouter si minutieusement que l’on « s’efface », « incarner » si fort sa présence que l’on n’a quasi plus besoin de parler pour « cadrer ». Bref laisser le client « faire son cheminement » dans la plus grande intimité, donc dans la plus grande des profondeurs. Voilà ce que je veux atteindre, sorte de Pleine Présence active, fortement empathique mais avec cette capacité à se dégager « à volonté » de son égo tout entier. 

Mais pratiquer est une chose, c’est le futur coach qui s’exerce, le métier qui rentre, le professionnalisme qui s’incarne pour atteindre à cette posture « réflexe », quasi inconsciente… qui est le minimum de notre métier. 

Autre chose est d’assurer une vraie profondeur à cette posture, une réelle « puissance » intérieure à cette présence et une solide capacité à pérenniser cet « état de disponibilité permanente ». Pour les besoins de mon futur métier et nouvelle grande passion, le coaching, je dois m’appliquer à un travail intérieur aussi important que profond : « Refondre mon fonctionnement » pour une plus grande maîtrise de mes tendances naturelles… mais dans le plus grand respect de celles-ci.

En deux mots, il me faut « être coachée » dans les règles de l’Art. 

  • Pour travailler mon empathie réelle, sincère mais trop débridée, en acquérant cette faculté professionnelle de l’utiliser de manière consciente et volontaire, selon des outils maîtrisés, en étant capable de moduler « son flux » sous des filtres et selon des modes différents… 
  • Pour apprendre les bienfaits techniques et émotionnels de cet accompagnement si particulier (vs toutes les autres formes d’accompagnements et autres techniques thérapeutiques) … sur ma propre personne : car je suis profondément convaincue que l’on ne peut pas coacher BIEN… si l’on n’a pas été coaché BIEN. 

Et ce que ma coach m’apporte (celle que je me suis choisie pour ce que je veux me voir capable un jour de maîtriser à puissance égale : empathie, intuition, distance) c’est  à mettre cet ordre, à prendre ce recul sur mon propre système de fonctionnement (et de dysfonctionnement), à gagner cette sorte de « jugeotte » avec moi-même, cette capacité à l’auto-analyse… qui change tout. 

Allège les douleurs sans les nier (ni surtout chercher à les « soigner »), aide à se comprendre donc à s’aimer mieux et à se « faire du bien » et pousse à l’Action pour instiller Vitalité et Estime de soi.

Même si pour un coach (comme pour toute personne désireuse de perdurer dans son mieux-être), un coaching en filigrane, à portée de main et de besoin est toujours nécessaire, rassurant et « rafraichissant ». La vie n’est-elle pas faite de changements sains, incessants et prometteurs ? »

Partie 2 : lire ici

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